Bruxelles, 28 mars 2026 (ACP) – Un plaidoyer pour le renforcement des cadres juridiques environnementaux a été porté par le représentant de la République démocratique du Congo, en marge du 11e sommet de l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) qui se tient à Malabo, en Guinée équatoriale, du 27 au 29 mars, dans une « déclaration conjointe », au nom de cinq Etats membres, selon un document consulté samedi par l’ACP.
Cette déclaration conjointe, lue par le Prof Christian Ndongala Nkunku, ambassadeur de la RDC au Benelux et auprès de l’Union européenne, souligne « l’urgence croissante des défis environnementaux mondiaux, notamment le changement climatique, la perte de la biodiversité et la dégradation des écosystèmes ».
L’initiative de la RDC, du Congo Brazzaville, du Burundi, de la Zambie et du Vanuatu a eu lieu lors d’un dîner diplomatique co-organisé vendredi par ces États, en partenariat avec Stop Ecocide International, et axé sur le thème « législation sur l’écocide : progrès et pertinence dans les contextes national, régional et international », indique le document.
Le Prof Christian Ndongala a mis en exergue « la nécessité de renforcer les instruments juridiques nationaux et internationaux afin de mieux prévenir et sanctionner les atteintes graves à l’environnement, souvent désignées sous le terme d’écocide ».
Les cinq pays encouragent l’exploration de l’introduction du crime d’écocide dans les législations nationales, le renforcement du dialogue au sein des organisations régionales, dont l’OEACP, et la poursuite de l’engagement dans les cadres juridiques et environnementaux internationaux.
La co-organisation de cette rencontre avec Stop Ecocide International « illustre l’importance d’une collaboration renforcée entre États et partenaires techniques internationaux, afin de faire progresser la reconnaissance juridique de l’écocide et de répondre efficacement aux défis environnementaux contemporains », souligne la source.
En s’associant à cette initiative, la RDC « réaffirme son engagement en faveur de la protection de l’environnement et du développement durable, ainsi que son rôle stratégique dans la préservation du Bassin du Congo, élément clé de l’équilibre climatique mondial, souligne le document.
Placé sous le thème « une OEACP transformée et renouvelée dans un monde en mutation », le 11e sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de l’OEACP marque le cinquantième anniversaire de cette organisation mise sur pied le 6 juin 1975 à la suite de l’accord de Georgetown à la Guyana, mutée en OEACP le 5 avril 2020.
Les discussions portent sur le renforcement de la coopération Sud-Sud, le financement du développement, la résilience climatique et l’intégration des innovations numériques. L’OEACP regroupe 79 États membres, dont 48 d’Afrique subsaharienne, 16 des Caraïbes et 15 du Pacifique. ACP/